Regards

Antisémitisme en Europe et départ à l’étranger : que disent vraiment les chiffres ?

Les inquiétudes sont réelles. Les statistiques doivent néanmoins être lues avec précision.

The ADAR Journal12 octobre 20262 min de lecture
Les toits de Paris et la tour Eiffel
Photo: falconp4 / Wikimedia Commons / CC0

Un acte signalé, un sentiment d’insécurité, une ouverture de dossier d’alyah et un déménagement effectif ne mesurent pas la même chose.

Les points essentiels

La promenade du vieux Jaffa
Photo: Giladtop / Wikimedia Commons / CC BY-SA 4.0
  • Selon l’enquête de la FRA publiée en 2024, 80 % des répondants juifs dans 13 pays de l’UE estimaient que l’antisémitisme avait augmenté dans leur pays au cours des cinq années précédentes. L’enquête a été menée de janvier à juin 2023, avant le 7 octobre.
  • 76 % déclaraient cacher leur identité juive au moins parfois. Ce résultat concerne les répondants à l’enquête, pas tous les Juifs d’Europe.
  • En France, le ministère de l’Intérieur a recensé 1 320 actes antisémites en 2025, soit 16 % de moins qu’en 2024, à un niveau historiquement élevé.
  • Au Royaume-Uni, le CST a enregistré 3 700 incidents en 2025 contre 3 556 en 2024.
  • Israël comptait environ 2 400 arrivées depuis la France jusqu’à juillet 2026, près de 30 % de plus qu’un an auparavant.

Ces chiffres n’expliquent pas les raisons individuelles des départs et ne démontrent pas un exode vers les États-Unis. Une décision de mobilité demande une analyse juridique, familiale et financière personnelle.

Les tours de Lower Manhattan
Photo: King of Hearts / Wikimedia Commons / CC BY-SA 3.0

Sources et données

The ADAR Journal propose une information générale uniquement. Il ne s’agit pas d’un conseil juridique, fiscal, financier ou en investissement. Consultez un professionnel habilité avant toute décision.

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